Au Pays de Montauban-de-Bretagne

temoinages

Nous sommes à la recherche de témoignages concernant l’ancienne mairie en cours de destruction en vue d’éditer une brochure. Des évènements privés ou publics  heureux ou tristes.  Nous cherchons également tous documents et photos concernant  ce bâtiment. 

Vous pouvez nous contacter :                      Yves de Tanoüarn 02/99/06/61/04                                                                  Monika Prual 06/61/79/51/42

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Le moulin de Chaillou

Témoignage par Pierre DANIEL (2007)

            Au Moulin de Chaillou, avant la guerre, il y avait quelques baraques et il faisait de l’électricité pour la fromagerie qu’il y avait là. L’usine Delisse n’a pas commencé là, il a commencé au château, près de la gare. Delisse était natif de l’île Maurice ou quelque chose comme ça, il était protestant, alors il s’est converti au catholicisme pour se marier, ils ont eu 2 enfants, un garçon et une fille.

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Les chevaux

Témoignage de  Francis DAVID en 2008

 

            Quand j’ai débuté en 1946, dans une ferme il y avait 3 chevaux, ils travaillaient à la parole, il y avait des pommiers à l’époque, et je me rappelle que les chevaux contournaient les pommiers à la voix. C’était chez les Villers de la Morandais. Il y avait des chartiers très doués, un petit geste suffisait. Il y a un cas assez remarquable, les Beurnichet de Quédillac, 3 frères, il y en a un qui a été tué en Algérie, à l’époque il avait une ferme entre Médréac et Quédillac, il y en avait un qui avait le journal, il avait 3 chevaux qui marchaient, le champ faisait 3 ou 400 m, chacun leur bout de champ, les chevaux marchaient et il y avait un à chaque bout qui tournait la charrue. Le cheval était un compagnon.

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La vie des charbonniers dans la Forêt de Montauban

Enregistrement de Pierre DANIEL (2007)

1 rue de Romillé – Montauban

 

Les charbonniers travaillaient tout l’hiver. La forêt est domaniale, autrefois elle appartenait à la famille….. Cette propriétaire voulait qu’il y ait toujours du bois pour les boulangers. Il y avait deux familles qui n’étaient pas du coin, ils étaient de Locminé et venaient pour l’hiver. Mon père travaillait à la journée, il avait une petite ferme et 3 vaches et l’hiver il leur donnait un coup de main. Le marchand de bois passait dans la forêt et délimitait les lots à abattre pour le charbon. Les parts étaient attribuées à ceux qui les demandaient. Il fallait d’abord débroussailler et ils coupaient le bois en billettes pour le charbon, et avec le restant ils faisaient du fagot. Mon père est mort j’avais 10 ans et quand il faisait beau, le jeudi, j’allais avec lui. Les fermiers aux alentours donnaient un coup de main, ils étaient ouvriers agricoles l’été et l’hiver, comme il n’y avait pas de travail, ils allaient dans la forêt. La dernière qui a travaillé dans la forêt est morte il n’y a pas longtemps, Madame Evanel qui habitait dans la forêt, ils faisaient des huttes.

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Bombardement de la Brohinière

 

Témoignage de Louis Chatelet 2007

 

            Je suis né en 28, j’avais 7-8 ans et il y avait à La Brohinière une ligne Dinan-Vannes, à St Méen, elle bifurquait sur Loudéac. On l’appelait « le Réseau Breton », ce n’était pas la même largeur de voie, donc à La Brohinière, les dockers transvasaient la marchandise à bras d’homme, c’était très pénible ; la chaux vive, le kaolin c’était abominable ; ils envoyaient le kaolin à Sarguemines pour faire de la porcelaine. Ils extrayaient le kaolin, le mettaient dans de petits wagons, c’était un peu comme les petits trains de cow-boys. On montait dedans, il ne roulait pas vite, on l’appelait le « chiotte » parce que il y avait des wagons voyageurs mais il n’y avait pas de chiotte. Dans la gare de triage, ils faisaient les 3x8, il y avait entre 80 et 100 cheminots en permanence, il y avait un dépôt où ils couchaient. Il y avait des machines à vapeur, c’était important c’est pour ça qu’il y a eu le bombardement.

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